À lire dans l'Écho du Nord: Beaucoup d’enseignants abandonnent le métier
9 septembre 2011 - 13:45
Actualités - Les statistiques sont accablantes. Les trois premières années d’enseignement sont déterminantes pour les nouveaux enseignants et un sur cinq décroche du métier.
«Il faut savoir que ça prend huit ans aux enseignants avant d’obtenir une permanence», lance laconiquement Jean Dumais, président du syndicat. «Avec quatre enfants, j’ai pensé abandonner au début de ma carrière, car c’était impossible de vivre avec des fractions de tâche», renchérit Gilles Franc. Martin Richer a enseigné pendant deux ans dans le Grand Nord québécois : «Pour l’expérience, mais aussi pour payer mes dettes.»
Ironiquement, une des portes d’entrée vers la permanence est d’accepter de faire de la suppléance. «Je dirais qu’il y a un avantage d’être un homme pour faire de la suppléance», affirme Gilles Franc. «La direction rappelle les hommes quand ils font bien le travail.»
La place des hommes
Au 1er juillet 2011, il y avait 1424 enseignantes et 555 enseignants détenant un poste soit à temps plein ou à temps partiel à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord. Au préscolaire, il y a 143 femmes pour seulement trois enseignants.
Au primaire, la proportion est de quatre pour un : 809 femmes et 141 hommes. Au secondaire, la différence s’estompe. On retrouve 390 femmes pour 248 hommes.
Dans le cas de la formation professionnelle, le phénomène s’inverse : 52 femmes pour 151 hommes. Enfin, pour la formation générale aux adultes, on parle de 30 femmes pour 12 hommes.
Et la relève?
On sait que le campus de Saint-Jérôme offre le baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire : 98 % des étudiants sont des femmes. Pour le baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, 94 % sont des femmes.
Ces données, qui sont celles du trimestre d’automne 2010, montrent que, pour les programmes destinés à l’enseignement au secondaire, 60 % des étudiants sont des femmes et 40%, des hommes.
Martin Richer de l’école de la Source a le dernier mot : «Ça prend un intérêt pour le métier. Je suis le seul enseignant dans mon cercle d’amis, qui font un meilleur salaire que moi dans d’autres métiers.»






